| Jin Osaki | | ♪♪ Lycéen |  | | 11 messages postés |
| Posté le 14-02-2007 à 13:11:18
| Du sourire. Essai dune adolescente. « Cest ici un Livre de bonne foi lecteur. Il tavertit dès lentrée, que je ne my suis proposé aucune fin, que domestique et privée : Je ny ai nulle considération de ton service, ni de ma gloire : mes forces ne sont capables dun tel dessein. Je lai voué à la commodité particulière de mes parents et mes amis : A ce que mayant perdu il y puissent retrouver aucuns traits de mes considérations et humeurs, et que par ce moyen ils nourrissent plus entière et plus vives la connaissance quils ont eue de moi (
) » Cest par cette préface que Michel de Montaigne à choisi de débuter son uvre, Essais, écrit en trois tomes, et cest cette citation que je me permets daccaparer afin de vous rendre compte de mes intentions quant à ce qui va suivre. Cet essai ne sétendra sûrement pas à trois tomes, et il ne sera que le fruit des réflexions dune adolescente en mal de philosophie, mais jespère quil saura rendre compte des approches que je peux apporter au thème choisi, peut être mieux que je ne saurais le faire de vive voix. Jimplore donc votre indulgence et vous prie de porter à ce premier essai un regard détaché, et non une cinglante critique. Le propre de lessai étant un manque totale de structure, jabandonnerai donc mon soucis de lesthétique pour laisser place à une réflexion pure et qui je lespère, ne sera pas entachée par cette manie quont les gens de vouloir toujours faire mieux, tandis que le mieux est lennemi du bien. Jattends donc de cet essai une approche pure et sans a priori. Mon but est de convaincre, et non de persuader. Une étude scientifique a récemment démontré que lHomme utilisait moins de muscles pour esquisser un sourire que pour exprimer un mécontentement quelconque. Cette première approche tend à prouver de façon irréfutable que la nature humaine est à lorigine conçue pour sourire, et que cest avant tout une évolution trop avancée dans une société maussade qui a réduit cette exceptionnelle faculté à une chose trop commue. De plus, il semble évident que notre capacité à sourire est la première chose qui nous distingue de lanimal. Certaines personnes trouveront peut être le moyen de me contredire en utilisant lexemple frappant du rire des hyènes, mais je tiens à préciser que cet essai rend compte du véritable sourire, celui qui, contre toutes les espérances, parvient à hisser lhumain de sa simple condition dêtre vivant à celle dêtre sensible. Les sourires esquissés par pure politesse, sans aucune joie ni aucun amour en fond de pensée ne sont ici que les dommages collatéraux dune société élistise et hypocrite au possible. Aussi fourbe que le sont les hyènes à qui certains peuvent prêter, par on ne sait quel miracle, des propriétés humaines et émotionnelles.
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Ni Dieu Ni Maitre! |
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